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SAINT
MALO, LA CITE
CORSAIRE
Parlant
des Malouins
comme on parle
d’une nation,
Gustave Flaubert
a écrit : “Ce
petit peuple....
”
Ce mot est si
vrai qu’il
résume la
prestigieuse
Cité, si
violente dans
l’audace, si
fougueuse dans
l’élan, mais
par-dessus tout
si fière
d’elle-même, et
si jalouse de
ses droits et de
ses gloires.
Saint-Malo,
c’est dans le
passé,
l’histoire de la
Marine Française
et de
l’expansion
extérieure de
notre pays.
C’est, dans le
présent, en
dehors des
nombreuses
autres
activités, un
des pôles
d’attraction du
tourisme
français.
Ce “petit
peuple” a son
histoire. Ce
“petit peuple” a
ses grands
hommes.
Le nom de
Saint-Malo est
lié à l’Histoire
de la “Course”.
Au XVIIIè
siècle, les
Bouvet, Danycan,
Magon. Au XIXè
siècle, les
Niquet, Debon et
Surcouf ; tous
ces noms
prestigieux sont
ceux des
glorieux chefs
de la Marine
Malouine et
Française.
De tous ceux-là,
l’histoire et la
légende ont
surtout retenu
deux noms :
Duguay-Trouin,
magnifique
mousquetaire,
marin capable,
après une vie de
combats, de
duels et
d’amours,
d’écrire ce
chef-d’oeuvre de
sérénité que
sont ses
Mémoires, et
Surcouf, le
héros de la
course qui fit
admirer la
marine à
Napoléon, le
soldat.
Le pays de
Saint-Malo est
connu du monde
entier : ses
navires ont
sillonné les
mers à
l’aventure.
C’est Jacques
Cartier qui, le
premier des
Européens, mit
le pied sur le
Canada.
C’est Mahé de la
Bourdonnais qui
soutint la
Marine Française
dans l’Océan
Indien, et
permit
l’expansion de
la Compagnie des
Indes qui fit la
fortune de
Saint-Malo.
Ce sont bien
d’autres encore.
Dans le domaine
des spéculations
de l’esprit,
Saint-Malo a vu
naître
Chateaubriand
dont le génie
est immortel, et
le profond
penseur Félicité
de Lamennais ;
des peintres
parmi lesquels
Louis Duveau.
Ceci est le
passé, déjà
lointain.
Malgré
l’ouragan de feu
que la guerre
fit passer sur
la vieille cité,
sa physionomie
propre a été
préservée. Sa
reconstruction -
magnifique
réussite -
mérite d’être
admirée pour
elle-même.
Charcot disait,
après avoir
parcouru le
monde : “Je ne
connais rien de
plus beau que la
rade de
Saint-Malo et
l’entrée de la
la Rance” ; et
le poète Scarron
: “Je ne connais
pas de port de
mer en Europe où
l’étranger soit
mieux reçu qu’à
Saint-Malo.”
Ce “petit
peuple” désire
ardemment que
vous emportiez
la même
impression.
UNE PLEIADE
DE GRANDS MARINS
Jacques Cartier
(1491-1557)
Découvreur
Porcon de la
Barbinais
(1639-1667) Le
Régulus Malouin
Dufresne des
Saudrais
(1648-1697)
Corsaire
Guillaume Gouin
de Beauchêne
(1652-1730)
Découvreur
Alain Porée
(1665-1730)
Corsaire
Dufresne d’Arsel
(1668-1730)
Découvreur
Duguay-Trouin
(1673-1736)
Corsaire et Lieutenant-Général
de la Marine
Royale
Mahé de la
Bourdonnais
(1699-1753)
Capitaine et
Gouverneur aux
Indes Orientales
Groult
Saint-Georges
(1704-1763)
Corsaire
Marion Dufresne
(1729-1772)
Découvreur
Thévenard
(1733-1815)
Amiral de France
Pierre Servan
René Bouvet
(1750-1795) Chef
de division dans
la Marine
Française
Robert Surcouf
(1773-1827) Le
Roi des
Corsaires
et des centaines
d’autres aussi
valeureux. |