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DECOUVRONS
DINAN
Erigée sur un
promontoire
surplombant la
Rance,
Dinan occupe la
position
stratégique de
fond d'estuaire,
entre les eaux
fluviales et
maritimes, là où
la traversée
d'une rive à
l'autre devient
aisée. Fondée au
tournant du XIè
siècle (elle est
représentée dans
la Tapisserie de
Bayeux), la cité
devient dès le
XIIIè siècle,
une importante
place forte du
Duché de
Bretagne, nous
léguant ainsi la
majeure partie
de ses remparts
et un site
urbain de tout
premier ordre.
Depuis sa
fondation la
ville a vu
s'ériger des
monuments visant
à accueillir une
vie religieuse
en
effervescence.
Prieurés
(Saint-Malo, La
Madeleine),
églises
paroissiales
(Saint-Malo et
Saint-Sauveur),
chapelles et
couvents
(Cordeliers,
Clarisses,
Jacobins,
Dominicaines,
Trinitaines,
Ursulines et
Bénédictines)
ont livré une
architecture et
un mobilier
exceptionnels,
concentrés sur
un territoire
restreint.
Le
paysage urbain
dinannais
témoigne d'une
économie basée
sur le négoce et
la production de
toile de lin et
de chanvre. Ces
échanges
économiques et
culturels ont
certainement
contribué à
renforcer la
liberté du
pouvoir communal
qui se
concrétise en
1470 par la
construction de
la Tour de
l'Horloge,
symbole de la
municipalité
naissante et
toujours située
à l'épicentre de
la cité.
Autour d'elle,
des maisons à
pans de bois de
la fin du Moyen
Age jusqu' aux
habitations
actuelles,
toutes les
activités
humaines sont
lisibles dans
l'habitat de
Dinan. Echoppes,
tanneries et
ateliers des
quartiers du
Jerzual, du Port
ou de la place
des Merciers
côtoient les
hôtels
particuliers et
immeubles de
rapport des rues
de l’Ecole, de
Léhon ou de la
Place du Champ
Clos.
Pour ceinturer
le tout, le
donjon, les
tours et portes
constituent près
de trois
kilomètres de
remparts. Ces
derniers vous
content cinq
siècles (du
XIIIè au XVIIè
s.) de
fortification,
d'artillerie et
d'histoire
militaire et
bretonne. Les
points de vue
offerts par
cette enceinte
unique en
Bretagne,
permettent
d'apprécier la
position
stratégique de
la ville comme
le charme et la
diversité des
paysages du Pays
de Dinan.
Les
sites, musées,
visites guidées
et son accueil
de qualité
valent à cette
Ville d'Art et
d'Histoire toute
l'attention des
visiteurs
curieux,
perpétuant ainsi
la longue
tradition
d'échanges
humains qui fait
la richesse de
Dinan et de son
pays.
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DUGUESCLIN
CONTRE
CANTORBERY
En 1359,
le Duc
de
Lancastre
vient
mettre
le siège
devant
Dinan
que
défendent
Bertrand
Duguesclin
et son
frère
Olivier.
Bertrand,
devant
la
supériorité
des
forces
anglaises,
demande
une
trêve de
quarante
jours au
bout de
laquelle
la ville
se
rendra
si elle
n’est
pas
secourue.
Olivier,
sorti
sans
armes
dans la
campagne,
est fait
prisonnier
par le
chevalier
anglais
Cantorbery
qui
exige
une
rançon
de 1.000
florins.
Bertrand
lance un
défi en
champ
clos à
l’Anglais
félon.
La
rencontre
a lieu à
l’endroit
dénommé
aujourd’hui
place du
Champ
Clos.
Lancaste
préside.
Au
cours de
la lutte
des deux
cavaliers,
Cantorbery
laisse
tomber
son
épée.
Duguesclin
saute de
cheval,
saisit
l’arme
et la
jette
hors de
la lice.
L’Anglais
pousse
sur lui
son
cheval ;
mais
Bertrand
l’évite,
bondit
sur le
chevalier
désarçonné,
lui
arrache
son
casque
et va le
tuer,
quand
Lancastre
arrête
le duel.
Le
vaincu
doit
verser à
Olivier
les
1.000
florins
qu’il
lui
réclamait
et
donner
ses
armes à
Bertrand.
Il est,
en
outre,
banni de
l’armée
anglaise.
Cette
victoire
vaut à
Duguesclin
l’admiration
d’une
jolie
Dinanaise,
Tiphaine
Ravenel.
L’union
de cette
jeune
fille
cultivée
et
savante
avec le
rude
guerrier
qu’est
le futur
connétable,
sera
fort
heureuse. |
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