SAINT-MALO-LE_CHATEAU-DSCN4015.JPG La grosse tour d’angle, près de la Porte Saint-Thomas, porte le nom de “Quic-en -Groigne”. Les Malouins étaient mécontents de la construction de cette forteresse mais la bonne Duchesse passa outre et s’écria : “Quic-en-Groigne, ainsi sera, tel est mon bon plaisir !”. Les trois autres se nomment la Générale, la Tour des Dames et la Tour du Moulin.

La petite tour ronde qui domine la plage est le Vieux Donjon et date de Charles VI ; c’est la partie la plus vieille du Château. La double muraille qui renforce la citadelle du côté du Sillon, et s’avance en pointe s’appelle “la Galère”.

A marée basse, descendre sur la plage de Bonsecours.

Une jetée mène au Grand Bé sur lequel on grimpe par un escalier taillé dans le roc. Face à la mer, à l’extrémité de l’îlot, au-dessus du chaos de superbes rochers, se dresse le Tombeau de Chateaubriand (1768-1848), auteur du “Génie du Christianisme” et des “Mémoires d’Outre-Tombe”. C’est le tombeau de France qui, chaque année, reçoit le plus de visiteurs. Ne quittez pas le célèbre îlot sans admirer, dans cet imposant décor, la vue splendide qui se déroule à vos pieds.

Des forts bâtis sur les rochers parsèment la rade : “l’île Harbour” (en direction de Dinard), “la Conchée” (à droite en regardant du côté de Paramé), “l’île Cézembre” (en face), “le Petit Bé” (le plus proche voisin du Grand Bé). Allez jusque là pour achever votre visite.

 


 

PAVILLON_CORSAIRE_DETOURE_.jpg Le Pavillon Corsaire
Le visiteur arrivant à Saint-Malo est frappé de voir flotter au sommet du donjon du château le Pavillon Malouin. Fierté des habitants de la Cité Corsaire, symbole de leur esprit d’indépendance, c’est le pavillon qu’arboraient les navires de Course. Il remonte au XVIè siècle bien qu’ayant subi un certain nombre de modifications pour arriver au modèle constituant actuellement le “Drapeau Municipal”.


 

DRAPEAU_BRETON_DETOURE_.jpg Le Drapeau Breton
Dessiné par Morvan Marchal, on l’appelle également “Gwenn ha Du” (Blanc et Noir). Il est composé de 9 bandes. Les 5 bandes noires représentent les anciens Evêchés (ou Pays gallos) de Haute-Bretagne : Dolois, Malouin Nantais, Rennais et Penthièvre. Les 4 bandes blanches représentent les anciens Evêchés (ou Pays bretonnants) de Basse-Bretagne : Cornouaille, Léon, Trégor, Vannetais.
Les 11 hermines représentent le symbole du Duché de Bretagne

 

Armoiries_St-Malo.jpg Les Armoiries de Saint-Malo
Les plus anciennes armoiries étaient “d’argent à un dogue de gueules” avec pour devise “Cave Canem”. En 1615, le blason de la ville porta “de gueules à une herse d’or mouvant de la pointe de l’Ecu surmontée d’une hermine passante d’argent bouclée d’or et lampassée de sables”. L’écu, sommé d’une couronne murale à cinq crénaux d’or avec pour devise “Semper Fidelis”. Deux dogues entourent le blason. La Croix de la Légion d’Honneur et la Croix de Guerre complètent les armoiries.


Chevalier de la mer. Ni Pirate ni flibustier. Corsaire suis !

Dans l’esprit de beaucoup, ces termes sont employés l’un pour l’autre et sont considérés comme des synonymes. Or la réalité est bien différente :

Les Pirates aventuriers qui courent les mers pour se livrer au brigandage sont carrément des bandits de grand chemin, n’ayant qu’une idée : piller, voler et éventuellement tuer.

Les Flibustiers représentent, d’une certaine manière, le niveau intermédiaire entre Pirates et Corsaires. Ils obéissent à certaines règles qui leurs sont propres, mais sans reconnaître aucune autorité légale. Excellents marins, ils opèrent essentiellement dans la zone des Antilles.

Les Corsaires sont des marins de métier. En temps de guerre, ils reçoivent pour une certaine période des Lettres de Marque leur donnant le droit de capturer, sur ordre de leur Souverain, les vaisseaux de commerce ennemis, de vendre des marchandises prises et de garder une partie importante du bénéfice. Les plus célèbres Corsaires Malouins furent Duguay-Trouin et Surcouf.

Les Chiens du Guet
A partir de l’année 1155, Saint-Malo entretint une meute de 24 dogues, “Les Chiens du Guet” comme on les appelait. Ils n’étaient pas destinés à la défense de la ville mais à chasser les maraudeurs qui voulaient s’emparer des marchandises entassées dans les navires.
Des “chiennetiers” étaient affectés à l’entretien et à la conduite de ces féroces animaux. Le soir, à 10 heures, à la fermeture des portes de la Cité, annoncée par la cloche “Noguette” sonnant le couvre-feu, ils étaient lâchés et n’étaient rappelés qu’une heure avant le lever du jour au son d’une trompette de cuivre. Ils étaient alors enfermés dans leur chenil dans une ruelle réunissant la rue Saint-Thomas à la rue Garangeau “la Venelle aux Chiens”. Plus tard, ils furent hébergés dans une niche sous le bastion de la Hollande à proximité de la Porte Saint-Pierre ; elle est d’ailleurs toujours visible derrière les grilles qui la fermaient.

La Digue de Saint-Malo va du quartier de Rocabey à celui de Rochebonne. Elle fût mise en chantier en 1853. Auparavant c'était trente hectares de dunes bordant la Grande Grève.

La première villa y fût transportée de toutes pièces : il s'agissait d'un pavillon offert par les Indes au Prince de Galles pour l'Exposition Universelle de Paris. C'était en 1873 et il fût détruit en 1925. Un banquier du nom de Hébert constitua avec trois journalistes du Figaro une société qui s'employa a lotir tout le front de mer. La Digue, dont le rôle était (et est) de retenir et soutenir le sable que la marée emportait fût achevée en 1880. Le Grand Hôtel et le Casino de Paramé furent construits vers 1883. A cet emplacement on trouve aujourd'hui les fameux Thermes Marins.

 

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