DECOUVRONS DINAN

DINAN-VILLE-ART-ET-HISTOIRE-DSC_5550.JPG Erigée sur un promontoire surplombant la Rance, Dinan occupe la position stratégique de fond d'estuaire, entre les eaux fluviales et maritimes, là où la traversée d'une rive à l'autre devient aisée. Fondée au tournant du XIè siècle (elle est représentée dans la Tapisserie de Bayeux), la cité devient dès le XIIIè siècle, une importante place forte du Duché de Bretagne, nous léguant ainsi la majeure partie de ses remparts et un site urbain de tout premier ordre.

Depuis sa fondation la ville a vu s'ériger des monuments visant à accueillir une vie religieuse en effervescence. Prieurés (Saint-Malo, La Madeleine), églises paroissiales (Saint-Malo et Saint-Sauveur), chapelles et couvents (Cordeliers, Clarisses, Jacobins, Dominicaines, Trinitaines, Ursulines et Bénédictines) ont livré une architecture et un mobilier exceptionnels, concentrés sur un territoire restreint.
Le paysage urbain dinannais témoigne d'une économie basée sur le négoce et la production de toile de lin et de chanvre. Ces échanges économiques et culturels ont certainement contribué à renforcer la liberté du pouvoir communal qui se concrétise en 1470 par la construction de la Tour de l'Horloge, symbole de la municipalité naissante et toujours située à l'épicentre de la cité.

 

Autour d'elle, des maisons à pans de bois de la fin du Moyen Age jusqu' aux habitations actuelles, toutes les activités humaines sont lisibles dans l'habitat de Dinan. Echoppes, tanneries et ateliers des quartiers du Jerzual, du Port ou de la place des Merciers côtoient les hôtels particuliers et immeubles de rapport des rues de l’Ecole, de Léhon ou de la Place du Champ Clos.

Pour ceinturer le tout, le donjon, les tours et portes constituent près de trois kilomètres de remparts. Ces derniers vous content cinq siècles (du XIIIè au XVIIè s.) de fortification, d'artillerie et d'histoire militaire et bretonne. Les points de vue offerts par cette enceinte unique en Bretagne, permettent d'apprécier la position stratégique de la ville comme le charme et la diversité des paysages du Pays de Dinan.

Les sites, musées, visites guidées et son accueil de qualité valent à cette Ville d'Art et d'Histoire toute l'attention des visiteurs curieux, perpétuant ainsi la longue tradition d'échanges humains qui fait la richesse de Dinan et de son pays.

 

DINAN-STATUE-DUGUESCLIN-DSC_5553.JPG DUGUESCLIN CONTE CANTORBERY

En 1359, le Duc de Lancastre vient mettre le siège devant Dinan que défendent Bertrand Duguesclin et son frère Olivier. Bertrand, devant la supériorité des forces anglaises, demande une trêve de quarante jours au bout de laquelle la ville se rendra si elle n’est pas secourue.

Olivier, sorti sans armes dans la campagne, est fait prisonnier par le chevalier anglais Cantorbery qui exige une rançon de 1.000 florins. Bertrand lance un défi en champ clos à l’Anglais félon. La rencontre a lieu à l’endroit dénommé aujourd’hui place du Champ Clos. Lancaste préside.

Au cours de la lutte des deux cavaliers, Cantorbery laisse tomber son épée. Duguesclin saute de cheval, saisit l’arme et la jette hors de la lice. L’Anglais pousse sur lui son cheval ; mais Bertrand l’évite, bondit sur le chevalier désarçonné, lui arrache son casque et va le tuer, quand Lancastre arrête le duel. Le vaincu doit verser à Olivier les 1.000 florins qu’il lui réclamait et donner ses armes à Bertrand. Il est, en outre, banni de l’armée anglaise. 

Cette victoire vaut à Duguesclin l’admiration d’une jolie Dinanaise, Tiphaine Ravenel. L’union de cette jeune fille cultivée et savante avec le rude guerrier qu’est le futur connétable, sera fort heureuse.

 

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